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puce L'Empire des Plantagenets (le 24/03/2007 à 14h29)

Le Royaume Plantagenet sous Henri II Plantagenet (XIIe siècle)

    L’ « empire » des Plantagenêt est « trop vaste pour ne pas être troué de zones rétives, pour ne pas échouer finalement face au Capétien, plus pauvre sans doute, plus dévot dit-on, au patrimoine et au lignage mieux resserrés assurément ».
Malgré leur supériorité apparente, les Plantagenêt ne pouvait l’emporter sur les Capétiens. Voila le constat que fait un historien récent au sujet de la rivalité qui oppose les deux plus grandes familles du royaume de France au cours du XIIème et du début XIIIème siècle, les Plantagenêt et les Capétien. Les Capétien détiennent le pouvoir royal depuis l’avènement d’Hugues Capet en 987. Roi de France, les Capétiens ne domine pourtant qu’une petite partie du royaume. En effet, le domaine royal se limite plus ou moins à l’île de France sous le règne de Louis VII (1137-1180). Cela dit, à partir de Louis VII et surtout de son fils Philippe Auguste (1180-1223), les Capétiens cherchent a augmenter leur domination territoriale et soumettre leurs vassaux, et notamment, les Plantagenêt. Les Plantagenêt sont les principaux rivaux des rois de France Capétiens. Les Plantagenêt se sont constitués un véritable « empire » avec tout d’abord l’union en 1128 de Geoffroi Plantagenêt comte d’Anjou-Maine-Touraine (fondateur de la dynastie) et de Mathilde, fille d’Henry Beauclaire, roi d’Angleterre et duc de Normandie. Par la suite, le mariage d’Henri, fils de Geoffroi Plantagenêt et de Mathilde, avec Aliénor d’Aquitaine, et le jeu des successions étendant au maximum les possessions des Plantagenêt.
Malgré tout, cette « empire » s’effondre en 1204, lorsque Philippe Auguste (1180-1223) qui lui a retirer ses fiefs continentaux en 1202, envahit les principautés de Jean sans terre qui ne garde que l’Angleterre et la Guyenne. Il parait alors légitime de se demander quelles sont les raisons qui incite l’auteur de cette citation, à considérer les Plantagenêt comme finalement incapable de supplanter les Capétien ?
Nous tenterons de présenter les raisons de cet échec des Plantagenêt en présentant tout d’abord les atouts des Plantagenêt, puis leurs faiblesses. Et enfin, nous présenterons la situation des Capétien face aux Plantagenêt.

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Comme le montre l’historien auteur de cette citation, il est possible de parler d’ « empire » au sujet des Plantagenêt car ils ont réussit à mettre en place un véritable empire et à s’imposer comme la plus puissante famille du royaume de France. Les Plantagenêt semble donc en position de force face aux Capétien. En effet, les Plantagenêt ont des atouts à opposer au roi. Ils exercent une domination territoriale importante, ont mit en place une administration forte, et contrôle des régions riches.
    L’ « empire » des Plantagenêt a son apogée territoriale, contrôle prés de la moitié du royaume de France ainsi que l’Angleterre, le pays de Galles et l’Irlande. Les Plantagenêt ont su au fil des années créer cet empire à la suite d’une politique matrimoniale intelligente. Ainsi, Geoffroi Plantagenêt (1113-1151), comte d’Anjou-Maine-Touraine en épousant en 1128 Mathilde d’Angleterre (1102-1167), fille d’henry Beauclerc et héritière désigné du trône d’Angleterre obtient alors des prétentions sur cet héritage. Cela dit, le frère d’Henry Beauclerc,
Etienne de Blois ayant évincé Mathilde de l’héritage, Geoffroi du reconquérir militairement la Normandie en 1144 pour sa femme. Par la suite, leur fils Henri Plantagenêt (1133-1189), héritier des possessions paternelle et maternelle, obtient en dote de son mariage avec Aliénor, qui a vu son mariage avec Louis VII annulé peut de temps avant, en 1152, l’Aquitaine, c'est-à-dire le Poitou, la Gascogne et la Guyenne.
Obligent son oncle Etienne de Blois à le nommer comme successeur, il obtient le royaume d’Angleterre à la mort de celui-ci en 1154. Par ailleurs, en 1171 à la mort de Conan III, beau père de Geoffroi, fils d’Henri II, les Plantagenêt obtiennent la Bretagne. Dés lors, Henri II Plantagenêt domine un territoire allant de l’Ecosse jusqu’au Pyrénées. Cela dit, il étendra encore son territoire en soumettant en 1171 l’Irlande et les Gallois.
Ainsi, bien que vassal du roi de France, les Plantagenêt domine à partir de 1154, un territoire nettement plus grand que le domaine royal et représente une menace important pour les Capétiens, d’autant plus que les Plantagenêt ont su mettre en place une administration forte.
    En effet, un des principaux atouts des Plantagenêt, est l’existence d’une administration forte. Toutes les principautés sont gérées de façon efficace. L’Angleterre ainsi que la Normandie ont connut un fort développement administratif depuis la conquête de l’Angleterre par Guillaume le conquérant en 1066.
Henri Plantagenêt poursuit la politique mené par ses prédécesseurs en Angleterre et en Normandie en assurant la primauté de la curia regis, la cour du roi, institution composé de plusieurs sections administratives bien organisé telle que la chancellerie ou le haut et bas échiquier, administrations qui s’occupent efficacement de la collecte des impôts.
Par ailleurs, Henri Plantagenêt s’impose contre le pouvoir seigneuriale et contre les coutumes locales en créant en Angleterre des juges itinérants et des « sheriffs » afin d’affirmer sa domination sur ces possessions. Il en est de même sur le continent. Henri Plantagenêt conserve les institutions antérieur mais cherche là aussi a affirmer l’autorité ducale ou comtale (selon les principautés) par le biais des sénéchaux  ou des baillis, chargé de le représenter au niveau de la justice. D’autre part, Henri Plantagenêt crée un nouvel impôt, l’écuage, qui se substitue à l’ost. Ses vassaux ne sont plus contraint de participer aux campagnes militaires mais doivent payer l’impôt. Son armé devient alors essentiellement composé de mercenaire.
Henri Plantagenêt peut donc compter sur une administration bien en place capable de collecter et de gérer efficacement les richesses de ses possessions.
    Les Plantagenêt sont donc des seigneurs puissants qui non seulement bénéficient d’une administration fiscale performante, mais bénéficient en plus de territoire riches.     C’est le cas de la Normandie, cœur économique de l’ « empire » des Plantagenêt et principale source de conflit entre les Plantagenêt et les Capétiens. Les possessions continentales étant plus riche que le royaume d’Angleterre, Henri Plantagenêt choisit d’administrer lui-même ses principautés, déléguant l’Angleterre à la curia regis.
La Normandie possède des campagnes prospères, le commerce y est actif et l’artisanat est développé dans les villes. Rouen est ainsi une ville modèle au niveau économique pour l’ensemble de l’ « empire » des Plantagenêt.  C’est donc la richesse des terres agricoles des principautés continentales qui ont fait des Plantagenêt une des familles les plus riches d’Europe. D’ailleurs, la Normandie à elle seule rapporte autant d’argent aux Plantagenêt, que l’ensemble du domaine royal aux Capétien.  Les Plantagenêt semble donc en position de force, ils dominent territorialement le royaume de France au détriment des Capétiens, sont riches et ont une administration compétente. Cela dit, malgré une apparente puissance, les Plantagenêt ont des faiblesses qui fragilisent leur position face aux Capétien.

    En effet, l’ « empire » des Plantagenêt reste malgré tout fragile. Les Plantagenêt constitue une famille au lignage très vaste et finalement peut unit, et qui connaît de temps a autre des troubles internes. De plus, Les Plantagenêt connaissent des problèmes avec l’Eglise.
Une des principales faiblesses des Plantagenêt viens du problème du lignage. Les Plantagenêt connaissent des problèmes de succession, non pas à cause de l’absence d’un héritier male, mais à cause de la présence d’un trop grand nombre de successeur possible. Ainsi, Henri Plantagenêt fut contraint d’écarter ses deux frères pour succéder à son père Geoffroi Plantagenêt.
Par ailleurs, Henri Plantagenêt eu sept enfant avec Aliénor d’Aquitaine, dont quatre fils, Henri le Jeune (1155-1183), Richard (1157-1199), Geoffroi (1158-1186) et Jean sans Terre (1166-1216). Cela pose un problème, Henri Plantagenêt doit répartir son territoire entre ses fils. En 1169, il rédige son testament et prévoit le partage des terres entre ses trois premier fils, Henri, Richard et Geoffroi et ne mentionne pas son dernier fils Jean, alors âgé de trois ans.
En 1173, Henri Plantagenêt souhaite inclure Jean dans son testament et prélève des terres sur l’héritage de ces trois autre fils. Henri, Richard et Geoffroi, tout trois plus âgé de quinze ans et impatient que leur père les associe au pouvoir, décident de se rebeller contre leur père et soulèvent la Normandie. Ils reçoivent le soutient de leur mère Aliénor.
En 1174, la révolte est matée, Henri Plantagenêt pardonne à ses fils et réaffirme le testament de 1169, tandis qu’Aliénor est séquestré dans une prison en Angleterre jusqu’en 1185. Cela dit, la mort accidentelle de Henri le Jeune repose le problème du partage de l’héritage. A nouveau Richard en 1185 et Geoffroi en 1186 se soulèvent. Finalement, Henri Plantagenêt meurt en 1189, seul, pourchassé par les armées de Richard et de Philippe Auguste, heureux de fragilisé un peu plus le domaine de son rival Henri Plantagenêt, a qui Richard a accepter de rendre hommage. Il apparaît donc que Henri Plantagenêt fait face à deux ennemies, tout d’abord le roi de France, mais aussi, sa propre famille.
Après la mort d’Henri Plantagenêt en 1189, Richard devient roi d’Angleterre et règne seul sur l’ensemble des possessions.  Mais là encore, il y a des problèmes. Avec le départ de Richard en croisade et sa captivité en Autriche jusqu’en 1194, Jean sans Terre en profite pour comploter contre son frère avec Philippe Auguste. L’ « empire » Plantagenêt est donc finalement un « empire » instable en proie aux rivalités familiale, mais aussi, aux révoltes nobiliaires.
    En effet, bien que les Plantagenêt aient mit en place un Etat fort limitant le puissance des barons au profit de l’autorité ducale, les Plantagenêt doivent tout de même faire face régulièrement à des révoltes de barons notamment en Normandie et en Aquitaine. L’ « empire des Plantagenêt est composé de territoires aux cultures et traditions différentes. Il n’y a pas d’unité entre les principautés.
La noblesse normande n’a jamais été docile et chaque succession ducale était marquée par un soulèvement. Lorsque les fils d’ Henri Plantagenêt se sont soulevés contre lui en 1173, la noblesse normande s’est très vite ralliée aux fils révoltés. En 1189, lorsque Richard rallie Philippe Auguste, la noblesse normande suit Richard et abandonne Henri Plantagenêt.
De même, une fois au pouvoir, Richard a lui aussi des problèmes avec certains de ses vassaux. Il doit alors mener des guerres pour restaurer son autorité là où elle est contestée. C’est ainsi que en 1199, lors du siège du château de Châlus, château d’un noble aquitain révolté, que Richard est mortellement touché lors des combats.
C’est alors Jean sans Terre qui prend la succession de Richard. Cela donne à nouveau lieu à une révolte, celle des baron de l’Anjou qui prennent le partie du neveu de Jean sans terre, Arthur de Bretagne, fils de son frère Geoffroi, pour lequel Philippe Auguste réclame tout l’héritage. Les Plantagenêt voient donc leur empire fragilisé par des révoltes, d’autant plus qu’ils ne peuvent pas compter sur le soutient de l’Eglise.
    Dans une société imprégné par la religion, le soutient de l’Eglise est un facteur de stabilité, or, les Plantagenêt ne bénéficie pas du soutient entier de l’Eglise.
En effet, les Plantagenêt connaissent des problèmes avec l’Eglise. Tout d’abord, les Plantagenêt n’assiste jamais aux conciles organisés par le roi de France.
De plus, Henri Plantagenêt nomme en 1162, son ami et chancelier depuis 1155, Thomas Becket, archevêque de Canterbury. Henri Plantagenêt souhaite avoir la main mise sur l’Eglise Anglaise en nommant à ce poste un de ses proches. Le problème est que Thomas Becket, devenue prélat du pape, prend à cœur sa charge et choisit de servir Dieu avant de servir les intérêts de Henri Plantagenêt. Des lors, les relations entre les deux hommes se dégradent. En 1164, lors du concile de Clarendon organisé par Henri Plantagenêt, les « constitutions » sont promulguées. Celle-ci vise à assurer l’emprise de l’Etat sur l’Eglise. Ainsi, les éveques anglais doivent rendrent hommage au roi, et doivent obtenir une autorisation royale pour quitter l’Angleterre. Thomas Becket feint de signer mais se rétracte. Il est alors contraint à l’exil et se réfugie alors pendant six ans dans le royaume de France auprès de Louis VII. Finalement, les deux hommes se réconcilient, et Thomas Becket a le droit de revenir occuper sa fonction en Angleterre, mais doit respecter les « constitutions ». Cela dit, Thomas Becket prend soins de revenir avec une bulle d’excommunication du pape. Thomas Becket excommunie alors tous les clercs influent proche de Henri Plantagenêt en décembre 1170, c’est un défi à l’autorité royal.
Apprenant la nouvelle, Henri Plantagenêt souhaite voire disparaître l’archevêque. Prit au mots, quatre chevalier normand s’embarque vers l’Angleterre et assassine Thomas Becket dans sa cathédrale le 29 décembre 1170.   
Accusé de ne pas avoir empêché l’assassinat, Henri Plantagenêt est contraint de faire pénitence et de s’humilier en public, implore le pardon de l’Eglise en mai 1172 et renonce aux « constitutions ». Cela fragilise le pouvoir d’Henri Plantagenêt et incite alors ses fils et les barons normands à se révolter contre lui en 1173. Il apparaît donc que l’ « empire » des Plantagenêt comporte un certains nombres de faiblesse, qui favorisent la situation des Capétiens aux dépens des Plantagenêt, qui voient leur « empire » en France s’effondrer à partir de 1204, Philippe Auguste conquérant l’ensemble des principautés Plantagenese, à l’exception de la Guyenne..

    Les Capétien semblent plus faible que les Plantagenêt, pourtant, c’est finalement les Capétien qui l’emporte. En effet, les Capétien bénéficient d’un certains nombre d’atout qui font la différences. Ainsi, les Capétien entretiennent globalement de bonne relation avec la papauté, ont un lignage mieux resserrer, et bien que plus pauvre que les Plantagenêt, bénéficient du prestige royale.
    Les Capétien sont bien plus proche du pape que ne le sont les Plantagenêt. C’est notamment sous Louis VII que les relations entre le roi de France et le pape sont les meilleurs. En effet, Louis VII est un roi pieu et il se veut être le protecteur de l’Eglise. Ainsi, en 1155 lors du concile de Soisson organisé par lui-même, Louis VII réunit l’ensemble des barons, à l’exception d’Henri Plantagenêt qui ne vient pas, et instaure « la paix du roi ». Il ordonne que les paysans et les clercs soient respectés. Dans le cas contraire, ils peuvent venir se plaindre au roi, qui se donne le droit d’intervenir chez ses vassaux. C’est ainsi qu’il intervient en 1165 pour protéger Cluny, sur les terres du duc de Bourgogne. Cela augmente le prestige du roi, notamment auprès de l’Eglise.
D’autre part, Louis VII, conformément à ce que demande l’Eglise, renonce a utilisé des mercenaires ou des arbalètes contre des chrétiens, tandis que les Plantagenêt continuent à utiliser des mercenaires. Par ailleurs, les Capétien n’organise pas non plus de tournois car ils sont aussi interdits par l’Eglise.
Louis VII veille donc a s’assurer le soutient de l’Eglise. C’est pour cela qu’il accepte de protéger le pape Alexandre III, qui s’oppose à l’empereur Frédéric Barberousse. Menacé, le pape est contraint de se réfugier en France en 1163. Il en est de même pour Thomas Becket, menacé par Henri Plantagenêt, qui alors se réfugie à la cour de Louis VII en 1164.
C’est dans ce contexte que naît en 1165, le fils de Louis VII, Philippe Auguste, qui est alors considéré comme un don de Dieu. Philippe Auguste, bien que moins pieu que son père conserve pourtant le soutient de l’Eglise.
    Une des autres forces des Capétien réside dans leur lignage resserré. Contrairement au Plantagenêt, les Capétiens n’ont aucun problème de succession. Bien que Louis VII eu un règne long (1137-1180), cela n’a pas posé de problème au niveau de la succession car son fils Philippe est né très tard, en 1165, alors que Louis VII a 45 ans.
 Louis VII a d’abord été marié pendant quinze ans avec Aliénor d’Aquitaine et eu plusieurs filles, cela dit, étant cousin, ils doivent se séparer en 1162. Louis VII se remaria avec Adèle de Champagne et n’eu qu’un seul fils, Philippe.
Cela simplifie la succession car il ne peut pas y avoir de rivalité entre frère au sujet de l’héritage pour les Capétien. D’autre part, Philippe Auguste à 15 ans en 1180, lorsqu’il succède à son père, il est en age de régner et n‘a pas eu a attendre pour succéder à son père. La succession se passe donc sans révolte pour les Capétien, à la différence des Plantagenêt.     
    Par ailleurs, le grand atout des Capétien vient du fait qu’ils sont roi. Il est vrai que les Plantagenêt sont incontestablement beaucoup plus riche que les rois de France, ont un territoire bien plus vaste et administration bien plus développé, mais les Capétien sont les seuls à posséder le prestige royal. Bien qu’il ne rapporte aucun pouvoir concret, le prestige de la royauté est grand. Les Plantagenêt, même à leur apogée sont toujours resté les vassaux des Capétien. Les Plantagenêt alors qu’ils sont roi d’Angleterre doivent se soumettre au roi de France à cause de leurs principautés continentales.
L’hommage a toujours  été un moyen pour les Capétien de contrôler les Plantagenêt. Les Plantagenêt sont obligés de rendre hommage au roi pour se voir confirmer leurs possessions lors des successions. Ainsi, en 1151, Henri Plantagenêt rend hommage a Louis VII pour  voir son autorité reconnut sur la Normandie et écarter ses frères du pouvoir.
Il y a un lien fort qui unit les Plantagenêt au Capétien à travers la vassalité. De part le large lignage des Plantagenêt, l’hommage au roi permet de recevoir le soutient du roi de France en cas de crise. Les Plantagenêt sont donc dépendant du roi. En 1173, Henri Plantagenêt  demande de l’aide a Louis VII contre ses fils et vassaux révoltés en vertu des obligations du seigneur envers un vassal attaqué dans son fief.
A chaque succession, l’hommage au roi est essentiel pour asseoir sa légitimité. C’est aussi, ce que fait Richard en 1189, lorsqu’il succède à son père, il rend hommage au roi pour empêcher son frère Jean sans Terre de pouvoir prétendre à la succession.
Les Capétiens sont donc les arbitres des successions des Plantagenêt. C’est un atout dont se sert Louis VII contre son rival Henri Plantagenêt lorsque ses fils se révoltent. De même Philippe Auguste se sert de cette position pour fragiliser les relations entre Richard et Jean sans Terre et obtient alors des concessions territoriales sur les domaines des Plantagenêt.
C’est ainsi que les Capétien arrive à faire tomber l’empire des Plantagenêt, en jouant sur la domination du souverain sur son vassal. C’est suite à des plaintes de nobles que Philippe Auguste retire ses fiefs à Jean sans Terre en 1202 au profit de son neveu Arthur de Bretagne. Mais l’assassinat d’Arthur par Jean sans Terre entraîne l’intervention du roi en 1204, qui conquiert l’ensemble des principautés continentale des Plantagenêt, a qui il ne reste plus que la Guyenne et l’Angleterre.

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    Nous tentions de répondre à la question quelles sont les raisons qui incitent l’auteur de cette citation, à considérer les Plantagenêt comme finalement incapable de supplanter les Capétien, en présentant les atouts ainsi que les faiblesses des Plantagenêt, puis en présentant la situation des Capétien face aux Plantagenêt. Il apparaît donc que malgré une domination territoriale incontestable et une administration fiscale très en avance sur les autres, ne peuvent supplanter les Capétien. Les Plantagenêt doivent faire face à la fois au Capétiens, qui bénéficient de circonstance favorable pour les successions et du soutient de l’Eglise, mais doivent aussi faire face à eux même, avec leur division interne, et le manque d’unité d’un trop vaste finalement. Cela dit, la principale faiblesse des Plantagenêt face aux Capétien, est de ne pas être roi. C’est donc le prestige royal des Capétien qui a permit aux rois de France de l’emporter sur les Plantagenêt, qui bien que plus puissant, restent dans la hiérarchie féodale inférieur aux Capétien.
Ainsi, des que les Plantagenêt ont perdu leurs possessions continentale, ils ont aussi perdu leur vassalité envers le roi de France, et donc, leur principale faiblesse, ce qui conduira indirectement à la guerre des 100 ans.

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